Achats en ligne, colis perdus, arnaques : comment se faire rembourser à coup sûr ?

Un problème que presque tout le monde a déjà vécu

Colis jamais livré, prélèvement inexpliqué sur le compte bancaire, SMS frauduleux imitant un transporteur : avec l’explosion du commerce en ligne, ces mésaventures sont devenues presque banales. Beaucoup de consommateurs renoncent pourtant à se défendre, pensant à tort que la procédure sera trop longue ou trop compliquée. En réalité, le droit de la consommation offre des outils précis et souvent rapides pour obtenir un remboursement, à condition de connaître les bons réflexes. Ellipsis Avocats aide régulièrement des particuliers confrontés à ces litiges du quotidien à faire valoir leurs droits face à des vendeurs ou des plateformes peu coopératifs.

Le droit de rétractation de quatorze jours, et ses limites

Pour tout achat effectué à distance auprès d’un professionnel, le consommateur dispose d’un délai de rétractation de quatorze jours à compter de la réception du bien, sans avoir à justifier d’un motif ni à payer de pénalité. Ce délai est porté à douze mois supplémentaires si le vendeur a omis d’informer le consommateur de son existence. Ce droit connaît toutefois des exceptions notables : il ne s’applique pas aux biens personnalisés, aux denrées périssables, aux contenus numériques téléchargés avec l’accord exprès du consommateur, ou encore aux prestations de services pleinement exécutées avant la fin du délai avec l’accord du client. Bien vérifier la nature de l’achat avant de se croire automatiquement protégé reste donc essentiel.

Colis perdu ou endommagé : qui est responsable ?

Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas au client de se débrouiller avec le transporteur en cas de colis perdu ou abîmé. La loi est claire : le vendeur professionnel reste responsable de la bonne livraison du bien jusqu’à sa remise effective au consommateur, sauf si celui-ci a choisi lui-même le transporteur en dehors de toute proposition du vendeur. Concrètement, cela signifie qu’un client peut exiger du site marchand le remboursement ou le renvoi du produit en cas de perte pendant le transport, sans avoir à se justifier auprès du transporteur. Trop de consommateurs se voient renvoyés d’un service client à l’autre alors que la responsabilité juridique est pourtant limpide.

La rétrofacturation bancaire : une arme redoutable en cas de fraude

Lorsqu’un paiement frauduleux ou non autorisé apparaît sur un compte, notamment après une tentative de phishing par SMS ou un site frauduleux, la banque doit en principe rembourser la victime dans un délai d’un jour ouvré à compter de la contestation, sauf négligence grave du titulaire du compte, qui doit être prouvée par l’établissement bancaire et non simplement présumée. La procédure de chargeback, ou rétrofacturation, permet également de contester un paiement par carte auprès de sa banque lorsque le bien n’a jamais été livré ou que le commerçant refuse tout remboursement légitime. Il est essentiel d’agir vite, de conserver toutes les preuves d’achat et d’échanges, et de formaliser la contestation par écrit auprès de sa banque.

Ne pas rester seul face à un professionnel de mauvaise foi

Face à un vendeur qui ignore les mises en demeure ou une banque qui traîne des pieds, il ne faut pas hésiter à faire valoir ses droits fermement, éventuellement avec l’appui d’un avocat lorsque les montants en jeu le justifient ou que la mauvaise foi est manifeste. Ellipsis Avocats accompagne ses clients à Paris 16, Levallois-Perret et Poissy pour obtenir gain de cause face aux litiges de consommation, qu’il s’agisse d’un simple colis perdu ou d’une fraude bancaire plus complexe.

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