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Pratiques commerciales trompeuses des influenceurs : la DGCCRF appelle à la vigilance
« Parce que j’ai de l’impact et que je suis suivi sur les réseaux, c’est ma mission de le dénoncer. Ça ne peut pas être un modèle pour la jeunesse d’être débiles, refaits et moches à ce point (…) Maintenant que je suis lancé là-dedans, il faut que je termine » a déclaré le rappeur Booba dans les colonnes de Libération, à propos des influenceurs ayant recours au placement de produit frauduleux.
Une adaptation des textes réglementaires pour lutter contre ces nouvelles pratiques
Face a la montée en flèche de ces nouvelles pratiques déloyales, la DGCCRF n’a pas eu d’autre choix que de mettre en place de nouvelles règles.
Afin de lutter efficacement contre ces pratique, plusieurs stratégies avaient été adoptées.
Le moyen le plus connu est le signalement. Les agents de la répression des fraudes préconisent de signaler les publications en question.
Le réseau social pourra ensuite décider de retirer le contenu, d’y rendre l’accès impossible ou de suspendre le compte.
La répression des fraudes recevra également le signalement. En fonction du nombre de signalements reçus et de la gravité de la pratique, elle peut décider de mener une enquête auprès de l’influenceur et de le sanctionner. Pour les pratiques les plus graves, l’affaire peut aller jusque devant un tribunal. L’influenceur risque alors jusqu’à 2 ans de prison, voire 7 en cas de circonstances aggravantes, et 300 000 € d’amende.
L’étiquette de la honte, la stratégie du « name and shame »
En 2023, le Parlement avait adopté par un dernier vote unanime au Sénat une proposition de loi visant à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a contraint deux influenceurs, Illan Castronovo et Simon Castaldi, à afficher un message sur leurs réseaux sociaux pendant 30 jours, en raison de leurs « pratiques commerciales trompeuses »».
Le constat alarmant de la DGCCRF
Selon ses constats, sur la soixantaine d’influenceurs qu’elle a ciblés depuis 2021, 6 sur 10 ne respectaient pas la réglementation sur la publicité et les droits des consommateurs.
Plusieurs procédures ont ainsi été engagées afin d’effectuer un rappel à l’ordre, allant jusqu’à la sanction pour certains fautifs...
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