Vaccination contre le papillomavirus : décès d’un collégien et mise en examen du médecin pour homicide involontaire
Un médecin a été mis en examen mercredi 5 février 2025 pour homicide involontaire à Nantes, dans le cadre de l’enquête concernant le décès tragique d’un collégien de 12 ans, survenu en octobre 2023. Le jeune garçon, qui venait de se faire vacciner contre le papillomavirus, avait fait un malaise avant de chuter lourdement, entraînant un traumatisme crânien fatal.
Le juge d’instruction a estimé que la faute médicale commise par le médecin était constitutive d’un homicide involontaire, selon une déclaration du procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy. Ce dernier a précisé que le médecin avait été placé sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction de prendre contact avec les autres protagonistes impliqués dans cette affaire.
Les faits remontent au 19 octobre 2023, lors d’une campagne de vaccination au sein d’un collège catholique situé à Saint-Herblain, en périphérie de Nantes. Après avoir reçu le vaccin, un élève de 5e a immédiatement ressenti un malaise. À peine 15 minutes plus tard, il a titubé avant de faire une chute violente, provoquant un traumatisme crânien. Malgré son hospitalisation au CHU de Nantes, son état s’est rapidement détérioré, et il est décédé le 27 octobre.
Suite à ce drame, une enquête pour homicide involontaire a été ouverte. Par mesure de précaution, l’Enseignement catholique a recommandé la suspension des campagnes de vaccination contre le papillomavirus dans ses établissements, bien que l’Agence Régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire ait affirmé que le malaise était probablement dû au stress causé par l’acte de vaccination, sans lien direct avec le produit vaccinal. Le 31 octobre, une autopsie a confirmé que le décès était la conséquence d’un traumatisme crânien. L’enquête a toutefois continué afin d’étudier les causes exactes du malaise.
Une enquête administrative a été ouverte en parallèle afin de déterminer les conditions de déroulement de la vaccination et de sa surveillance médicale dans l’établissement, ainsi que les conditions de la prise en charge médicale de l’enfant. Elle a été clôturée en novembre sans qu’aucun dysfonctionnement organisationnel ne soit constaté lors de la campagne de vaccination.
L’affaire, qui a suscité une large couverture médiatique, soulève des questions sur la sécurité des campagnes de vaccination et sur les responsabilités des professionnels de santé impliqués.
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