Silence de mort autour des dangers de l’Androcur
Méningiome cérébral : tumeurs des membranes qui entourent le cerveau. Elles sont faussement qualifiées de “bénignes” car elles peuvent provoquer de graves handicaps neurologiques.
C’est cette tumeur qu’ont en commun ces centaines de femmes victimes de l’Androcur.
Ce médicament hormonal est un progestatif, qui était théoriquement indiqué pour les cas “d’hirsutisme”, c’est-à-dire de pilosité excessive.
Cependant, pendant des décennies, les médecins ont prescrit de l’Androcur à tort et à travers. Par exemple contre l’endométriose, les règles abondantes, ou encore l’acné. Son usage a été multiplié, devenant même un traitement soit disant miracle pour les jeunes femmes souffrant d’acné.
Mais, dès 2007 une étude anglaise a rapporté le cas d’un homme transgenre italien présentant un gros méningiome après la prise de l’Androcur. Et au même moment en France, le neurochirurgien Sébastien Froelich pousse un cri d’alerte. Il constate que ses patientes souffrant d’un méningiome prennent toutes de l’Androcur !
Il multiplie les interventions pour sensibiliser ses confrères. Toutefois, sur la notice du médicament, la mention du risque est largement diluée. On confine le danger aux cas d’utilisation prolongée, ou à une exposition à une forte dose. On sait désormais que le péril est bien plus grand.
Après avoir tardé pendant des années, c’est seulement en 2016 que l’Assurance maladie se décide à lancer une grande étude. Le résultat est formel. Après prise de l’Androcur, le risque de développer un méningiome est multiplié par sept au bout de six mois et par vingt au bout de cinq ans !
Ces femmes ont ressenti un véritable choc lorsqu’elles ont reçu un courrier d’information des autorités sanitaires. Elles n’ont jamais été alertées de l’existence d’un tel risque. Alors que dès les années 2010, des débats opposaient déjà les professionnels de santé.
Surtout, la campagne préventive à été étendue à d’autres progestatifs comme le Lutéran et le Luthényl. Les patientes n’ont jamais émises aucun doute sur la néfaste pilule.
Les conséquences sont dramatiques : pour l’une des victimes dix jours dans le coma et dix-sept mois de rééducation. Pour une autre, opérée en 2017, des séquelles handicapantes toujours bien présentes comme des troubles de la marche, de la déglutition, du langage.
Les patientes sont toutes les victimes d’un système défectueux où règne une véritable cacophonie entre les professionnels de santé et des autorités qui tardent toujours à réagir.
Des requêtes ont déjà été déposées par les victimes devant le tribunal administratif de Montreuil.
Cette histoire, débutée il y a près de vingt ans, n’est pas prête de s’achever car des dizaines de milliers de femmes ont pris ce traitement.
Notre cabinet peut vous aider à mener à bien ces recours et à faire reconnaître la responsabilité de l’Agence nationale de sécurité du médicament et de l’Etat pour leur défaut d’information sur les risques sanitaires dont ils avaient une parfaite connaissance.
https://www.leparisien.fr/societe/sante/le-risque-etait-connu-de-la-pilule-a-la-tumeur-plongee-dans-le-scandale-des-progestatifs-09-05-2024-KBDGFZMFGZBPPFPSVEGFZLTGJE.php
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