Campagnes vaccinales : le point avec Hélène Banoun sur les bénéfices et les risques

Campagnes vaccinales : le point avec Hélène Banoun sur les bénéfices et les risques

La vidéo présente un entretien approfondi avec Hélène Banoun, pharmacienne biologiste qui a œuvré en tant qu’ancienne chargée de recherche à l’Inserm et qui, malgré sa retraite, poursuit activement ses travaux de recherche de manière indépendante. Ses publications sont accessibles sur des plateformes spécialisées comme ResearchGate, et elle est fréquemment sollicitée pour son expertise, notamment pour la relecture de publications scientifiques concernant les vaccins. Hélène Banoun est également une figure engagée au sein de l’Association internationale pour une médecine scientifique indépendante et bienveillante (AMCIB), une organisation qui célèbre prochainement son dixième anniversaire et tiendra son 10e congrès à Paris le 27 septembre. Cet événement accueillera d’ailleurs le Dr Pierre Kory, un médecin urgentiste et pneumologue très respecté, souvent comparé aux professeurs Raoult et Perronne aux États-Unis, qui partagera ses connaissances sur le DMSO et le dioxyde de chlore, des substances qu’il a largement étudiées. De plus, Madame Banoun est une participante assidue des réunions du Conseil Scientifique Indépendant (CSI) depuis avril 2021, ce conseil reprenant ses activités le 11 septembre après la pause estivale.

L’entretien débute par l’examen d’une proposition de loi controversée déposée le 11 juillet par Agnès Firmin-Le Bodo, soutenue par le gouvernement, visant à imposer de nouveau l’obligation vaccinale contre la grippe pour le personnel soignant. Hélène Banoun a effectué une recherche exhaustive dans la littérature scientifique, en se concentrant sur les publications revues par les pairs, et a rassemblé un ensemble considérable d’arguments s’opposant à cette obligation, principalement en raison de l’absence manifeste d’efficacité du vaccin.

Les recherches récentes montrent même que le vaccin antigrippal augmente en réalité le risque d’infection chez les professionnels de santé. Une étude récente, menée sur 50 000 membres du personnel de la Cleveland Clinic aux États-Unis pour la saison 2024-2025, a démontré que plus les individus étaient vaccinés contre la grippe, plus ils étaient exposés au risque d’être infectés. Concernant la population des personnes âgées, souvent mentionnée pour une éventuelle obligation, notamment dans les maisons de retraite, une méta-analyse réalisée par les spécialistes de la Cochrane en 2005 a conclu qu’il n’y avait aucune différence significative dans le nombre de résidents contractant la grippe ou nécessitant une hospitalisation, qu’ils aient été vaccinés ou non.

Un autre argument crucial et surprenant réside dans le fait que les individus vaccinés excrètent six fois plus de virus lorsqu’ils sont infectés, comparativement aux personnes non vaccinées, selon une étude datant de 2018. Cela signifie que les personnes vaccinées sont plus susceptibles de transmettre le virus. Par conséquent, l’intérêt de vacciner les soignants est remis en question si cela entraîne un risque accru de maladie et, surtout, une transmission virale plus élevée. Il est clairement établi que la vaccination n’empêche pas la transmission, y compris au sein des familles, et que l’efficacité tend à diminuer au fur et à mesure des vaccinations. Une autre étude de 2005 a également révélé l’absence de corrélation entre une augmentation de la couverture vaccinale et une réduction du taux de mortalité.

Ce manque d’efficacité est corroboré par d’autres analyses. Une méta-analyse de 2012, émanant de l’Institut Johns Hopkins, qui ne peut être taxé de mouvement “anti-vax”, a souligné le manque de preuves concernant l’efficacité du vaccin chez les personnes de plus de 65 ans. Une revue Cochrane plus récente (2020) a affirmé que les données disponibles sont de mauvaise qualité et n’apportent aucune indication probante sur la sécurité, l’efficacité ou l’efficience des vaccins contre la grippe pour les plus de 65 ans. De même, une autre étude publiée en 2020 confirme que le vaccin n’a pas d’effet réducteur sur les hospitalisations ou la mortalité dans cette tranche d’âge.

Même si des statistiques peuvent avancer un certain pourcentage d’efficacité (comme 22 % dans une étude chez les plus de 65 ans), l’analyse visuelle des courbes de cas positifs chez les vaccinés et les non-vaccinés montre souvent que ces courbes sont “parfaitement superposées”, ce qui, selon Banoun, suggère une efficacité réelle proche de zéro.

L’impact sur les enfants est également préoccupant. Il a été observé chez les enfants vaccinés contre la grippe une augmentation du risque d’infections respiratoires aiguës causées par des agents pathogènes autres que le virus de la grippe. Ce phénomène est décrit comme une facilitation non spécifique, résultant d’une perturbation du système immunitaire qui rend l’enfant plus vulnérable à d’autres infections respiratoires. Une autre revue Cochrane n’a pas réussi à prouver l’efficacité du vaccin chez les enfants, ni chez les personnes souffrant de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou de maladies cardiovasculaires.

Les autorités sanitaires françaises elles-mêmes ont exprimé des réserves par le passé. En 2019, Odile Launay, coordinatrice du centre de vaccinologie de Cochin Pasteur, et Agnès Buzin avaient toutes deux reconnu que le vaccin contre la grippe représentait un « pari renouvelé chaque année » dont l’efficacité restait imprévisible et très variable. Plus récemment, en 2023, la Haute Autorité de Santé (HAS) a jugé l’obligation vaccinale inappropriée pour les soignants compte tenu du manque d’efficacité du produit.

Concernant les effets indésirables du vaccin antigrippal classique, outre l’augmentation du risque d’infection grippale ou d’autres infections respiratoires chez les enfants, ils partagent des risques communs à de nombreux vaccins, notamment des maladies auto-immunes et des troubles neurologiques, comme le syndrome de Guillain-Barré, qui surviennent suite à la stimulation du système immunitaire.

La conversation évolue vers l’actualité du vaccin combiné grippe-COVID. Actuellement, les recommandations pour les personnes âgées préconisent de recevoir le vaccin COVID à ARNm et le vaccin grippe classique simultanément, chacun dans un bras différent. Cependant, des études indiquent que l’administration simultanée de ces deux vaccins accentue les effets indésirables, car elle soumet le système immunitaire à deux perturbations concomitantes.

Des essais sont en cours pour développer un vaccin combiné à ARNm, regroupant le vaccin grippe ARNm et le vaccin COVID ARNm dans la même seringue. Ces produits sont annoncés depuis des années sans être commercialisés, une stratégie potentiellement destinée à soutenir les cours de bourse. Il est d’ailleurs significatif que Pfizer ait annoncé des résultats défavorables pour son vaccin combiné en 2024, une admission jugée catastrophique compte tenu de la réticence habituelle de l’entreprise à divulguer de tels échecs. Il est rappelé que tous ces tests se limitent à mesurer l’immunogénicité (le taux d’anticorps) sans évaluer l’efficacité protectrice réelle contre la maladie. Récemment, l’actualité a été marquée par l’annulation par Robert Kennedy Jr. du financement de 22 projets de vaccins à ARNm contre des infections respiratoires aux États-Unis, ce qui pourrait impacter les fabricants.

L’examen des effets indésirables des vaccins combinés ARNm (contenant cinq ARNm mélangés : quatre souches de grippe et une souche de COVID), testés chez les sujets de plus de 50 ans, a révélé une toxicité notable. Les essais n’ont pas utilisé de placebo salin, mais ont comparé le vaccin combiné à l’injection séparée du vaccin COVID Spikevax et du vaccin grippe classique, une méthode permettant de masquer les différences en comparant deux produits déjà considérés comme toxiques. Les participants étaient suivis pendant sept jours, avec un suivi maximal de quatre mois, mais les effets détaillés ne sont donnés que pour les sept ou huit premiers jours. Les données montrent que 20 % des participants ont développé des effets indésirables, dont 19 % étaient graves et 75 % nécessitaient des soins médicaux. Deux décès ont été enregistrés (un arrêt cardiaque, l’autre de cause inconnue), bien qu’ils n’aient pas été officiellement attribués au vaccin. Le vaccin combiné ARNm s’est avéré encore plus toxique que l’administration séparée du vaccin ARNm COVID et du vaccin grippe classique.

La discussion se tourne ensuite vers le virus respiratoire syncitial (VRS), agent responsable de la bronchiolite. Ce virus est qualifié de « nouvelle poule aux œufs d’or » pour l’industrie pharmaceutique. La bronchiolite était auparavant une maladie bénigne, traitée par des soins kinésithérapiques et des aérosols, mais ces traitements ne sont plus recommandés, ce qui a pour effet d’augmenter la gravité de la maladie et d’ouvrir le marché aux vaccins. Les populations ciblées sont les femmes enceintes, les personnes âgées, et les nourrissons, ces derniers recevant non pas des vaccins, mais des anticorps monoclonaux.

Une parenthèse est faite sur les nouveaux vaccins antigrippaux classiques qui seront disponibles à la rentrée. Certains d’entre eux sont fabriqués sur des cellules de rein de chien (rendues immortelles et donc proches de cellules cancéreuses) pour contourner les problèmes de mutation virale liés à la fabrication sur embryons d’œuf. Ces nouveaux vaccins classiques présentent un danger supplémentaire en raison de l’utilisation de nouveaux adjuvants et de la possibilité de provoquer des zonas.

Revenant au VRS, les essais cliniques sur les vaccins sont analysés. Le vaccin Arexvy de GSK, réservé aux personnes âgées, a été écarté pour les femmes enceintes après que l’essai ait montré un risque accru de fausse couche. Pfizer a cependant développé un vaccin similaire, Abrysvo, qui a également montré une augmentation des fausses couches, mais l’entreprise a déclaré que celle-ci n’était pas significative, permettant ainsi son approbation pour les femmes enceintes. Les recommandations officielles sur la période de vaccination des femmes enceintes sont très variables entre l’Agence européenne des médicaments, la FDA (qui recommande la fin de la grossesse en raison des risques de prématurité) et la HAS en France. L’institut STIKO en Allemagne, quant à lui, ne recommande pas du tout cette vaccination à cause du risque de fausse couche.

Si la mère n’a pas été vaccinée, l’anticorps monoclonal Beyfortus est recommandé pour le bébé. Il est précisé que si un bébé naît prématuré (possiblement suite à une fausse couche causée par le vaccin maternel), l’enfant reçoit quand même le Beyfortus, sous prétexte que la mère n’aurait pas eu le temps de fabriquer ses anticorps, ce qui est considéré comme une « double peine ». Le Beyfortus, une injection artificielle d’anticorps fabriqués en laboratoire, réduit bien sûr les cas de bronchiolites à VRS (qui sont majoritairement bénignes), mais dans de rares cas, il aggrave et facilite l’infection. Il est aussi prouvé qu’il rend le nourrisson plus susceptible à une variété d’autres infections, respiratoires ou non, en perturbant le système immunitaire.

L’utilité du Beyfortus, surtout compte tenu de son coût, n’est pas établie. Il est rappelé que la saison dernière en France a vu cinq décès de bébés dus à la bronchiolite, un chiffre notable car les quatre saisons précédentes n’avaient enregistré aucun décès. L’absence de mention officielle indiquant si ces bébés avaient été immunisés par Beyfortus suggère qu’ils l’étaient, confirmant l’aggravation possible et la facilitation de la maladie dans des cas rares. Le Beyfortus diminue les infections à VRS, mais il ne réduit pas le nombre global d’infections respiratoires ni la charge pesant sur les services de réanimation pédiatrique. Ce produit est donc inefficace d’un point de vue économique et de l’allègement du fardeau hospitalier, un phénomène attribué à la perturbation globale et non spécifique du système immunitaire causée par la vaccination, favorisant ainsi d’autres infections respiratoires, comme cela a été détaillé dans un article publié en 2024.

Chez les personnes âgées, la bronchiolite n’est généralement pas grave et se manifeste souvent par un simple rhume, sauf chez les sujets très fragiles. Dans les essais cliniques ciblant cette population, il n’a pas été possible de démontrer une efficacité significative contre le risque d’hospitalisation, car les cas sont trop peu fréquents. La réduction du risque absolu est inférieure à 1 %. Les calculs d’efficacité sont faussés car ils excluent les cas de maladie survenant dans les 14 jours suivant l’injection (période où se manifestent les effets d’amplification de la maladie, ou ADE), une manipulation déjà observée avec les vaccins COVID.

Ces vaccins anti-VRS (Arexvy ou Abrysvo) sont par ailleurs reconnus pour provoquer des syndromes de Guillain-Barré, une maladie neurologique sérieuse. Les sujets ayant déjà souffert de ce syndrome étaient d’ailleurs exclus des essais. Le vaccin ARNm contre le VRS de Moderna (MRSVIA), réservé aux personnes âgées car jugé toxique pour les plus jeunes, a fait l’objet d’un essai où un décès dû à un problème respiratoire a été enregistré, et les participants vaccinés ont développé trois fois plus d’infections autres que le VRS. Le sur-risque de Guillain-Barré est désormais reconnu avec ces produits.

La discussion passe ensuite à la campagne de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) ciblant les élèves de 5e, qui sera couplée dès la rentrée 2025 à une campagne contre les méningocoques A, W, Y. Hélène Banoun renvoie aux travaux de référence des docteurs Nicole et Gérard Delépine, ainsi qu’au collectif Saint-Ôi.

Une vidéo de Robert Kennedy Jr., l’actuel ministre de la Santé des États-Unis et grand connaisseur du sujet des vaccins, circule, soulignant que le vaccin Gardasil, selon les données des essais cliniques officiels, est 37 fois plus mortel que le cancer du col de l’utérus qu’il est censé prévenir. Ce chiffre, issu des données officielles, est crucial. Il est important de noter que l’essai clinique de Gardasil n’incluait pas de placebo salin, mais utilisait l’adjuvant aluminique — lui-même toxique — comme “placebo”, ce qui a permis au fabricant, Merck, de nier le lien entre les effets indésirables et le vaccin. Merck est actuellement visé par des dizaines ou des centaines de procès aux États-Unis.

Il n’existe aucune étude randomisée en double aveugle prouvant la protection contre le cancer du col de l’utérus, car le vaccin n’a été introduit qu’en 2006, et l’âge moyen du cancer est de 53 ans. Les études se concentrent uniquement sur les lésions précancéreuses de haut grade, dont la grande majorité (93 %) régresse spontanément.

La vaccination de masse contre le HPV pose un problème majeur de déplacement des souches virales vers des sous-types non ciblés par le vaccin, ce qui explique l’évolution du Gardasil 4 (quatre souches) au Gardasil 9 (neuf souches). Les études montrent que l’incidence du cancer du col de l’utérus n’a pas diminué globalement dans les pays ayant adopté le Gardasil, et qu’elle augmente même dans les classes d’âge vaccinées. En France, l’un des pays les moins vaccinés, le taux de cancer du col est pourtant l’un des plus faibles. Ce cancer est presque entièrement évitable par le dépistage (frottis). Au Danemark et ailleurs, plus la vaccination est récente et élevée, plus la prévalence des souches non ciblées augmente, entraînant une augmentation des lésions précancéreuses causées par des types viraux non couverts par le vaccin, qui peuvent être tout aussi dangereux.

On observe une tendance à l’augmentation des cancers du col de l’utérus à des âges plus jeunes (avant le pic de 50-53 ans) dans les cohortes vaccinées. Ce cancer est relativement peu courant (6 pour 100 000 en France).

La campagne cible également les garçons, non pas contre les cancers des testicules, mais contre les cancers anaux ou de l’oropharynx liés au HPV. Ces cancers sont rares chez les hommes (1 400 cas en France pour l’oropharynx lié au HPV, avec un taux de survie élevé). Le facteur de gravité principal pour ces cancers reste la consommation d’alcool et de tabac, les cancers non liés au HPV étant plus mortels. L’incidence chez les hommes augmente mais reste faible (4 pour 100 000), ce qui ne représente pas un problème de santé publique majeur.

Les effets indésirables du Gardasil sont considérables. Le rapport 2024 de l’ANSM, malgré une sous-notification chronique, signale 110 effets indésirables graves, incluant un décès, 5 mises en jeu du pronostic vital, 10 incapacités à vie, 36 hospitalisations, 95 effets graves non rétablis et deux syndromes de Guillain-Barré. La base de données de l’Agence européenne du médicament a enregistré 515 décès analysés, ainsi que des aménorrhées, des pertes de la vue, des avortements spontanés et des cancers.

Ce vaccin est fortement associé à des problèmes d’auto-immunité, car des protéines virales partagent des similarités avec des protéines humaines, entraînant une attaque du corps contre lui-même. La forte dose d’antigène et l’importante quantité d’aluminium (adjuvant stimulant l’immunité, pouvant causer des myo-fasciites à macrophages) expliquent ces auto-attaques. Il est également prouvé que de l’ADN viral résiduel dans le vaccin, protégé par les particules d’aluminium, peut atteindre le cerveau et provoquer des problèmes auto-immuns et neurologiques. Le professeur Yehuda Shoenfeld, sommité mondiale en auto-immunité, a décrit un décès par arrêt cardiaque après la troisième dose de Gardasil chez une personne ayant déjà eu des problèmes cardiaques après les premières doses. Un lanceur d’alerte avait d’ailleurs prévenu Merck des risques d’auto-immunité, mais l’alerte fut ignorée.

La campagne de vaccination des adolescents de 5e année sera complétée par l’ajout des vaccins contre les méningocoques A, W, Y. Il est souligné que le nombre de vaccins obligatoires pour les nourrissons a déjà augmenté, atteignant environ 15. Le vaccin contre le méningocoque C, déjà obligatoire, cible une souche qui ne circule presque plus, rendant cette partie du vaccin inutile. Les essais cliniques pour ces vaccins n’ont souvent montré qu’une fabrication d’anticorps, sans preuve réelle de protection contre la maladie.

Concernant les méningites, la fréquence des cas est très fluctuante d’une année à l’autre. La vaccination de masse contre les méningocoques sélectionne de nouvelles souches. Un spécialiste du vaccin méningocoque, Robert Reid, avait averti en 2019 que la vaccination de masse pourrait provoquer un déplacement vers des souches plus invasives. Par exemple, le type W est apparu en 1998, et les souches émergentes colonisent davantage les adultes que les enfants, contrairement à ce qui était observé avant la vaccination de masse, confirmant la sélection de souches plus invasives.

Le vaccin méningocoque est très réactogène, c’est-à-dire qu’il stimule fortement le système immunitaire. Il est si réactogène qu’AstraZeneca l’a utilisé comme “placebo actif” lors de ses essais sur le vaccin COVID, remplaçant l’eau salée initialement prévue, afin de masquer les effets indésirables de son propre produit.

Le projet pour la rentrée scolaire est d’administrer simultanément le Gardasil (HPV) et le vaccin méningocoque (A, W, Y) aux adolescents de 12 ans dans chaque bras. Cette combinaison de deux vaccins très réactogènes et potentiellement dangereux augmente considérablement le risque d’effets indésirables graves. Hélène Banoun recommande aux parents la prudence et l’information, car ces vaccins ne sont que recommandés et non obligatoires. Elle insiste sur le fait que le ministre de la santé américain affirme que le vaccin HPV est 37 fois plus mortel que le cancer qu’il est censé prévenir, un cancer qui est de plus en augmentation dans les classes d’âge vaccinées.

L’entretien mentionne la forte pression psychologique exercée sur les parents, certaines mères rapportant que leurs filles, influencées par le mimétisme social adolescent, leur demandent si elles ne les aiment pas lorsqu’elles refusent la vaccination.

En conclusion, la discussion aborde la dérive de la biopolitique, où la vaccination est de plus en plus promue pour toutes les maladies, y compris celles qui sont bénignes, avec de moins en moins de tests de sécurité rigoureux. Cette dérive est à la fois idéologique, car la vaccination est considérée comme un bien non critiquable depuis des siècles, et économique. L’aspect économique est fondamental, car depuis la loi américaine Injury Act de 1986 et des législations similaires dans le monde, les fabricants de vaccins sont exemptés de toute responsabilité pénale, financière ou juridique en cas d’effets indésirables, les États assumant les coûts. Pour Merck, le vaccin HPV est une source de revenu garantie, ses profits servant même à payer l’amende du Vioxx, un médicament qui avait causé des décès. Le vaccin HPV était d’ailleurs officiellement appelé en interne « Help Pay for Vioxx ».

C’est cette convergence entre l’idéologie vaccinaliste et les profits considérables des entreprises pharmaceutiques qui oriente la biopolitique vers la vaccination de masse. Les soins sont progressivement remplacés par des vaccins, même pour des affections non dangereuses comme l’acné. Le terme « vaccin » est utilisé au maximum pour bénéficier de son image positive et intouchable, y compris pour des thérapies, comme les thérapies ARNm anticancéreuses, qui ne sont pas des vaccins mais sont tout de même désignées ainsi.

Les vaccins ARNm coûtent peu cher à fabriquer et permettent une mise sur le marché rapide. Face à la réticence du public suite aux problèmes rencontrés avec les vaccins COVID, les entreprises se tournent vers les maladies rares, la thérapie génique, les « vaccins » anticancéreux, et surtout les vaccins ARNm pour les animaux (élevage, animaux de compagnie) afin de rentabiliser les usines construites.

Actuellement, les seuls vaccins ARNm humains commercialisés sont les vaccins COVID et le vaccin VRS ARNm (Moderna MRSVIA) destiné aux personnes âgées. Bien que des versions ARNm de nombreux vaccins classiques soient en cours de développement, leur commercialisation n’est pas assurée et peut servir à maintenir les cours de bourse. Concernant les animaux, la France est le seul pays à vacciner tous ses canards contre la grippe aviaire avec, au choix, un vaccin classique ou un vaccin ARNm auto-amplifié. Cette technologie est jugée pire que les vaccins COVID ARNm, car la quantité de principe actif est moins contrôlée et le risque d’excrétion et de contamination est accru. Ce vaccin est autorisé pour les poules mais n’est officiellement utilisé que pour les canards.

Un vaccin ARNm auto-amplifié contre le COVID (Arcturus) a été autorisé en Europe (et commercialisé au Japon), mais n’est pas utilisé en France, ce qui pourrait témoigner d’une certaine réticence des autorités et des fabricants, conscients de ses dangers et du manque d’adhésion populaire. Hélène Banoun conclut par un appel à la vigilance, mentionnant son travail actuel sur le scandale de la dermatose nodulaire des vaches, soulignant la nécessité de comprendre les arguments économiques, au-delà des considérations purement scientifiques, qui dictent les réponses officielles.

 

Lien vers la vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=V59G82u0IbM

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