Projet de loi sur l’aide à mourir: à quoi s’attendre?

Projet de loi sur l’aide à mourir: à quoi s’attendre?

Récemment le président de la République , E. Macron a annoncé un  projet de loi concernant l’aide à mourir.

La notion d’aide à mourir est un choix volontaire et consensuel, comme pour rassembler, du président de la République, il n’est ni question d’euthanasie ou de suicide assisté. Ce projet de loi permettra aux personnes éligibles qui le désirent de bénéficier d’une aide à mourir.

Déjà autorisée dans plusieurs pays européens , certaines personnes la revendiquaient en France.  Là où pour certains cette annonce constitue une avancée pour la civilisation moderne, d’autres y émettent des réserves voir des critiques.

Pour le moment, et des différentes prises de parole des membres du gouvernement se dégagent certains critères d’éligibilité.

D’abord, il faudra être majeur pour bénéficier de cette aide à pourrir.

Ensuite, il faut être atteinte d’une maladie incurable, ce qui signifie qu’on ne peut pas guérir de sa maladie et avoir un discernement plein et entier c’est-à-dire que les personnes atteintes de maladies dégénératives telles que Alzheimer sont exclues. Enfin, il faudra avoir un pronostic vital engagé sur le court/moyen terme, cela signifie que le malade est dans un état de santé où il risque le décès et que le médecin ne peut pas, ne parvient pas à stabiliser l’état de son patient.

De ce qui a été annoncé, il semble probable que ces critères soient cumulatifs.

À l’annonce du projet, de nombreuses réactions vives se sont fait entendre, notamment dans le corps médical.

Le corps médical apparaît divisé sur la question de l’aide à mourir pour certains (partie minime) ça constituerait une avancée, d’autres y sont opposés.

Selon Ouest France,qui a reçu la Dr Claire Fourcade, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, « 24 % des médecins concernés seraient prêts à démissionner».

Cela constitue une part non négligeable des soignants en soins palliatifs qui démissionneraient. De plus, le corps médical a été pris au dépourvu à l’annonce de ce projet de loi, il semblerait que le gouvernement ne les ait pas sollicités, eux qui sont pourtant, en première ligne, avant d’annoncer qu’une loi sur l’aide à mourir serait en cours.

Pour certains médecins, l’aide à mourir n’est pas une solution et aggraverait déjà la catégorie des soins palliatifs qui est en manque de moyens.

D’autres, invoquent leur serment d’Hippocrate pour s’opposer à cette loi.

En effet, dans la première version du serment d’Hippocrate, il est dit :

« Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrait l’indicative d’une pareille suggestion »

Citation sur laquelle s’appuient de nombreux médecins pour protester contre le projet de loi. Pendant longtemps, cette phrase du serment rendait inenvisageable une loi autorisant l’aide à mourir.

Ce projet de loi s’annonce dans une forme de continuation de la reforme de 2016 portant sur la fin de vie et les soins palliatifs.

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