Violence des mineurs: comment l’exécutif peut endiguer ce phénomène qui tend à s’accroitre?

Violence des mineurs: comment l’exécutif peut endiguer ce phénomène qui tend à s’accroitre?

 

Après les récents sursauts de violence chez les jeunes qui ont conduit au drame de la mort de Shemsedine et du coma de Samara, les différents acteurs politiques s’interrogent sur une possible nouvelle réforme de la justice pour les mineurs.

Pour certains opposants, il faudrait une justice plus ferme et atténuer l’excuse de minorité (qui permet aux mineurs de voir la sanction encourue divisée par 2) pour les faits les plus graves.                        Pour d’autres il faudrait s’attaquer aux causes de cette violence (telles que les situations socio-économiques).

Il est clair qu’il faut endiguer la violence chez les mineurs qui semble s’aggraver depuis ces dernières années et comprendre pourquoi la jeunesse semble de plus en plus violente?

Contexte familial? Manque d’autorité? Sentiment d’impunité? Phénomène de groupe? Usage des réseaux sociaux? Utilisation des jeux vidéos? ou encore le confinement?

Toutes ces raisons sont évoquées sans pour autant qu’une cause claire à ce regain de violence soit établie.

 

Ainsi, sur demande du président de la république, le premier ministre Gabriel Attal a ouvert 8 semaines de « travail collectif » pour tenter d’apporter des solutions au phénomène de violence chez les mineurs.

À cet effet, il va rencontrer les dirigeants des principaux partis politiques sur cette question aussi épineuse que clivante.

Dans l’attente des conclusions de ces 8 semaines de travail collectif, monsieur Attal a déjà fait quelques annonces pour tenter d’enrayer ce phénomène.

Dans un premier temps, il annonce vouloir sanctionner plus durement les parents défaillants , en les tenant financièrement responsables des dommages commis par leur enfant.

Après de vive réactions, le premier ministre a précisé cette annonce. Pour les familles monoparentales où généralement le père est parti et ne s’occupe plus des enfants, il ne serait pas envisageable de condamner que le parent présent mais aussi de condamner financièrement le parent absent dit « démissionnaire » .

Ensuite, Mr Attal a également annoncé la possibilité d’envoyer son enfant à l’internat pendant les vacances ou de le laisser à l’école jusqu’à 18 heures pour éviter qu’il traîne dans la rue.

Il y a également un souhait de l’exécutif d’encadrer strictement l’usage des réseaux sociaux.

En ce sens, le premier ministre souhaite que le projet de loi du député Horizons Laurent Marcangeli, adopté le 29 juin 2023 soit enfin mise en oeuvre.

Cette proposition de loi soutient une majorité numérique à 15 ans, ainsi en dessous de cet âge les mineurs doivent avoir le consentement pour pouvoir utiliser les réseaux sociaux. De plus, cela est devenu une obligation pour les réseaux sociaux de vérifier le consentement des parents pour les moins de 15 ans.

Enfin, l’hypothèse d’une comparution immédiate pour les mineurs semble prendre également forme.

Les conclusions sont attendus mi-juin et pourrait déboucher sur une énième réforme de la justice des mineurs.

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