Me Marc Montagnier, avocat du cabinet ELLIPSIS AVOCATS est intervenu sur le RC MAG de…
Vaccins à ARNm contre le COVID-19 : des études pointent des effets préoccupants sur la santé mentale et cognitive
Une étude publiée en prépublication le 14 avril 2025 sur Preprints.org soulève des interrogations quant aux effets neuropsychiatriques potentiels des vaccins à ARNm contre le COVID-19. Réalisée par Thorp et ses collaborateurs, cette analyse s’appuie sur les données du système américain VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), et met en évidence une fréquence anormalement élevée de troubles cognitifs, psychiatriques et comportementaux signalés après vaccination.
Les auteurs de cette étude ont comparé les effets indésirables rapportés après une injection de vaccin COVID-19 à ceux observés après les vaccins antigrippaux et d’autres vaccins administrés depuis 1990. Les écarts relevés sont marquants : les troubles cognitifs ont été signalés 115 fois plus souvent que pour le vaccin contre la grippe, les troubles psychiatriques généraux 118 fois plus, et les comportements suicidaires ou agressifs 80 fois plus. Ces signaux, mesurés par des ratios de signalement proportionnels (PRR), dépassent très largement le seuil de 2 fixé par les autorités sanitaires américaines (CDC/FDA) pour identifier un signal de sécurité potentiel. En comparaison avec l’ensemble des autres vaccins, les PRR restent également très élevés : 26,8 fois plus pour les troubles cognitifs, 28,6 fois plus pour les troubles psychiatriques, et 14 fois plus pour les comportements suicidaires ou homicides.
Au total :
-
47 troubles neuropsychiatriques liés à la cognition ont été identifiés (par exemple : brouillard cérébral, démence, hémorragie cérébrale),
-
28 troubles psychiatriques généraux (comme psychose, anxiété ou schizophrénie),
-
et 11 troubles comportementaux graves (idéation suicidaire, agressivité, comportements homicides).
L’analyse repose sur la classification MedDRA, qui regroupe les effets indésirables selon des termes de bas niveau (LLT).
L’étude propose des mécanismes biologiques susceptibles d’expliquer ces observations. La technologie des vaccins à ARNm repose sur des nanoparticules lipidiques capables de traverser la barrière hémato-encéphalique. Celles-ci pourraient permettre à la protéine spike, produite localement après l’injection, d’atteindre le système nerveux central. Or, plusieurs travaux évoquent les effets neurotoxiques de cette protéine lorsqu’elle persiste dans l’organisme. Une étude de l’Université de Yale, également en prépublication (février 2025), a ainsi observé sa présence jusqu’à 709 jours après l’injection chez certains individus, alors qu’elle est censée disparaître que quelques jours après la vaccination, selon les données initiales des laboratoires.
Ces hypothèses sont renforcées par d’autres études mentionnées, notamment celle de Lesgards et al. (2023), qui décrit des liens entre la protéine spike et des perturbations du système nerveux central, incluant inflammation, baisse de la sérotonine et activation anormale de cellules cérébrales. D’autres chercheurs, comme Tetz et Tetz (2022), ont suggéré que certaines séquences de cette protéine pourraient favoriser des maladies à prions. À cela s’ajoutent des études signalant une accumulation prolongée d’ARNm ou de protéine spike dans les tissus cérébraux.
Ces travaux, très préoccupants, ne permettent cependant pas à ce stade d’établir des conclusions définitives. En effet, il faut garder à l’esprit que la plupart des études citées sont en prépublication et n’ont pas encore fait l’objet d’une validation par les pairs. Les données issues de VAERS, quant à elles, sont issues d’un système déclaratif ouvert, pour lequel le contrôle et les vérifications ne sont pas systématiques. Elles ne permettent pas de comparer les effets observés à une population non vaccinée, ce qui limite la portée des conclusions. Aussi, les échantillons étudiés demeurent insuffisants pour permettre une généralisation. Une étude épidémiologique à large échelle, incluant un groupe témoin et une analyse prospective, serait nécessaire pour confirmer ou infirmer ces signaux.
Enfin, il convient de replacer ces résultats dans leur contexte politique et scientifique. La majorité des données proviennent d’équipes ou d’institutions américaines, dans un climat où le débat sur la vaccination est fortement politisé. En effet, aux États-Unis, le retour de Donald Trump sur le devant de la scène s’accompagne d’une remise en cause de nombreuses institutions scientifiques. Cela souligne l’importance de disposer d’analyses indépendantes, menées dans des environnements scientifiques diversifiés, afin d’éviter les biais liés à des contextes nationaux particuliers. Ces recherches doivent donc être considérées comme des signaux préliminaires, et non comme des preuves établies.
Dans un contexte où la santé mentale connaît une dégradation préoccupante — en France notamment, où elle a été déclarée grande cause nationale en 2025 — ces signaux, même incertains, ne peuvent être ignorés. La hausse des troubles dépressifs, de l’anxiété, ou des comportements suicidaires depuis la pandémie doit inciter à une vigilance accrue. Ces études doivent être prises au sérieux, ne serait-ce que pour orienter des recherches indépendantes sur les effets à long terme des vaccins, dans un esprit de transparence, de prévention, et de responsabilité publique.
Le cabinet ELLIPIS AVOCATS peut vous assister dans votre démarche d’indemnisation suite à la vaccination anti-covid.
Si vous souhaitez rester informé des dernières actualités juridiques vous pouvez vous abonner à notre newsletter :